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Tome premier.
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à peu près comme l 'âne de 'Buçida.n, Vous croyez qu’il napourra sortir de cette indifférence où le tient un cas vrai-ment problématique. Le consultant tire une bourse ; alorsl’équilibre cesse dans l’entendement du patron , il conçoit,il s’échauffe , il découvre de nouvelles lumières ; sa volontéest toute entière de votre bord. 11 apperçoit une véritéincontestable, pour laquelle il va écrire six mois et s'en-rhumer dix fois. 11 épouse avec chaleur cette même causequ’il ne voyait qu’avec indifférence.

» Tel est l’avocat en général. L’incertitude des lois l’arendu pyrrhonien sur l’issue de tous les procès , et ilentreprend tous ceux qui se présentent. Celui qui l’abordele premier détermine la série de ses raisonnemens , et com-mande à son éloquence.

» Une légère teinte de pédantisme , toujours insépa-rable de la robe, le place entre l’homme de lettres et unprofesseur de l’université, etc., etc. «Voici comment M.Mercier peint le palais de justice de Paris . « L’antre dela chicane sert de vestibule au sanctuaire de Thémis.Voyez cette foule de noirs individus qui s’empressent ,qui se heurtent, qui se parlent , s’interrompent , s’inter-rogent. Quels groupes de sangsues autour de ces colonnessinistres ! Parmi ces robes , ces rabats , des marchandesde modes et des vendeuses de brochures. De jolies têtesornées de rubans , à côté de ces figures de jurisconsultes.Des sacs de procureurs reposent sur des pièces à ariettes ,et tous ces loups en perruques font les galans auprès deces petites marchandes.

» Entrez dans la grande salle. Quel bruit! quel cahos ! quelmurmure! C’est»là qu’un avocat donne les éclats de savoix pour des raisons, et son verbiage pour de la profon-deur. 11 passe pour orateur, parce qu’il a une forte poi-trine. Admirez le courage des magistrats, qui passent la