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qui condamna Jean-Baptiste Rousseau au bannissementdu royaume à perpétuité , non-seulement comme subor-neur de témoins , mais comme auteur et distributeurdes Vers impurs et satyriques qui sont au procès. Cetarrêt , qui fut affiché à la Grève , justifia pleinementSaurin , sur qui Rousseau avait voulu rejeter ces hor-reurs Voici à quelle occasion parurent ces fameux couplets»Un café, nommé le café de la Laurent, était, en 1708,le rendez-vous littéraire et politique des oisifs et des beauxesprits de Paris . Lamothe et Rousseau étaient les chefsde ce parnasse, lorsque l’opéra d'Hésione de Danchetvit le jour. Un poète très-méchant , et que l’on soup-çonne être Rousseau , osa publier contre ceux qui fréquen-taient ce café, des couplets très-satyriques : je ne rap-porterai pas ici les premiers couplets qui renfermentbeaucoup d’infamies , mais qui , cependant, n’out pasété cause du fameux procès dont nous parlons ; ils occa-sionnèrent seulement la désertion du café de la Laurent.Les littérateurs , si maltraités dans ces couplets , ayantrésolu de ne plus aller à ce café , se rassemblèrent chezM. de Liviers ; mais le poète satyrique les y poursuivit,et lança contre eux de nouveaux couplets du même genreque les premiers. On prétend que ces seconds coupletsn’ont point encore occasionné le procès en question ,mais qu’il eut lieu après la publication de troisièmescouplets, que nous allons rapporter et que Rousseauattribuait à Saurin. C'est cette inculpation qui fut, dit-on , la source du procès et des malheurs qu’éprouvaRousseau le reste de sa vie. Je rapporte ces couplets ,aussi défectueux par la poésie que par les pensées, etqui par-là même me paraissent indignes d’étre attribuésà Rousseau. Les voici tels qu’on les trouve dans plu-sieurs éditions de cet auteur célèbre :