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Tome second.
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Quelle fureur trouble mes sens !Quel feu dans mes veines s'allume 1Démon des couplets je te sens;

Le fiel va couler de ma plume.Livrons-nous à l’esprit pervers !Quelle foule d’objets divers »

Vient ici s’offrir à ma vue !

Quelle matière pour mes vers !

De nouveaux fats quelle recrue ?

Je vois arriver maint cadet,

Qui se croit monté sur Pegaze,

Mais son cheval n’est qu’un baudet ,Et son Phébus n’est qu’un viédaze.Beaux complimens , discours polis ,Courage ! Muse tu mollis,

Laisse leur fausse politesse :

De leur coeur montre les replis ,

Et les noirs tours de leur souplesse*

Dis qu’un jeune et subtil escroc.

Qui cherche à duper mainte grue ,

A les mains plus faites en croc ,

Que ceux qui volent dans la rue.Mais que ne dis-tu d’un aine ,

Qu’à son visage boutonné ,

On reconnaît le mal immonde;

Mal, qu'à sa femme il a donné*

Et qu’elle rend à tout le monde.

A son retour de Dauphiné,Nouvelle province de Suède ,

Où dans un réduit confiné,

11 éprouva le grand remède.

Il vint à nous d’un air humain ,Canne de Grenoble à la main,

Pour faire croire son voyage :

Canne à Ravsih le lendemain jQui ne le crut pas davantage.