Quelle fureur trouble mes sens !Quel feu dans mes veines s'allume 1Démon des couplets je te sens;
Le fiel va couler de ma plume.Livrons-nous à l’esprit pervers !Quelle foule d’objets divers »
Vient ici s’offrir à ma vue !
Quelle matière pour mes vers !
De nouveaux fats quelle recrue ?
Je vois arriver maint cadet,
Qui se croit monté sur Pegaze,
Mais son cheval n’est qu’un baudet ,Et son Phébus n’est qu’un viédaze.Beaux complimens , discours polis ,Courage ! Muse tu mollis,
Laisse leur fausse politesse :
De leur coeur montre les replis ,
Et les noirs tours de leur souplesse*
Dis qu’un jeune et subtil escroc.
Qui cherche à duper mainte grue ,
A les mains plus faites en croc ,
Que ceux qui volent dans la rue.Mais que ne dis-tu d’un aine ,
Qu’à son visage boutonné ,
On reconnaît le mal immonde;
Mal, qu'à sa femme il a donné*
Et qu’elle rend à tout le monde.
A son retour de Dauphiné,Nouvelle province de Suède ,
Où dans un réduit confiné,
11 éprouva le grand remède.
Il vint à nous d’un air humain ,Canne de Grenoble à la main,
Pour faire croire son voyage :
Canne à Ravsih le lendemain jQui ne le crut pas davantage.