Je te vois innocent CtfANDETGrands yeux ouverts, bouche béanteComme un sot pris au trébucher,Ecouter les vers que je chante.
J’en mcttrois bien mieux mon bonnet,Si je voyais le café net,
De ce niais plus niais que Jocrisse .
Et du fade Chorebrunet ,
Bien plus doux que le doux réglisse*/
O mon cher abbé Memonet ,
Digne d'ailleurs de mon estime ,
Si je reviens au cabinet,
J'y suis entraîné par la rime*
Qu’il est sale ce cabinet ;
Que tu pèses, cher Memonet;
Ta seule présence m’assomme.
Quand tes vers plairont, RepinetQuittera Genève pour Rome*
Qu'entends-je? c'est le Roitelet*
11 fait plus de bruit qu’une pie.
Mais plus il force son sifflet,
Elus il semble avoir la pépie»Eviterais-tu le couplet,
Petit juge du Châtelet,
Et fils d’un procureur avide.
Qui te laisse assez rondelet,
Mais bourse pleine, et tête vuide ?
Où va cet Icare nouveauEt jusqu’où sa raison s’égare !
Il prend un transport au cerveauPour le feu du divin Pindare .Qu’incessamment il soit baigné ,Qu’après le bain il soit saigné ,
Et saigné jusqu’à défaillance.
Des humeurs , s’il est bien soigné ,
On rétablira l’alliance.