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Tome second.
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et que son auteur étant malheureusement trop connu pouruu grand maître de Jcorruption et d'erreurs, son ouvrageégalement contraire à la foi et aux mœurs, était lu avecune avidité qui ne pouvait que leur être funeste, etc. » LaCensure est datée du 20 août 1762 ; elle contient 58 pro-positions censurées. On trouvera cette censure en entierdans un volume in-12 de 56 i pages, Paris , Leptieur, 1763.L'arrêt du parlement et le mandement de M. de Beaumonty sont réunis.

La lecture du Contrat social a été sévèrement défendueen France ; on en a confisqué plusieurs éditions en 1702,et un libraire de Lyon, nommé de Ville , a été arrêtéet conduit à Pierre-Encyse, parce qu’on eu a trouvé citezlui une édition commencée.

Les Lettres de la Montagne ont été condamnées au feupar arrêt du parlement de Paris du 19 mars 176.5. J.-J.Rousseau parle, dans ce livre, d’un ouvrage relatif à ladiscipline ecclésiastique , composé par un nommé JeanMorelii, à Genève , en i 565 . Cette production de Morellifut d’abord censurée au synode d’Orléans , et ensuitecondamnée au feu le 16 septembre i 563 , par le conseilde Genève. Rousseau rapporte tout au long la semencedes juges qui ont proscrit ce livre, pour faire voir quelledifférence il existe entre la manière dont on a procédécontre Morelli et celle que l’on a suivie à son égard dansla condamnation de son Emile. Il vante beaucoup ladouceur des juges de Morelli , et se plaint amèrementde la rigueur avec laquelle on l’a traité lui Jean-Jacques.La sentence de Morelli est extraite des procédures faiteset tenues contre Jean Morelli , imprimées à Genève , chezFrançois Perrin , i 563 . J.-J. Rousseau , né à Genève , lea8 juin 1712, mourut à Ermenonville, à dix lieues de Paris ,le 2 juin 1778,