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R 0 U S T A N. Offrande aux autels et à lapatrie, contenant défense du christianisme,ou réfutation du chapitre VIII du Contratsocial. Examen historique des quatre beauxsiècles de M. de Voltaire. Quels sont lesmoyens de tirer un peuple de sa corruption ?Par M. Antoine-Jacques Roustan. Amsterdam ,1764 , i«-8.
Cet ouvrage a été très-prohibé. L’autcur y réfutaRousseau comme ami ; il y traite «les matières fort délicates ;et ses assertions sont quelquefois plus que hardies. J’ericiterai quelques exemples pris au hasard : « O Rome( s'écrie Roustan avec autaut d’amertume que de bour-souflure ) Rome , destinée dans tous les temps à être lefléau du monde ! Ce furent au moins tes vertus qui luidonnèrent autrefois des chaînes; mais tes prêtres batbarcsne l’ont asservi que par des forfaits, et je te vois cent foisplus éloignée aujourd’hui du christianisme que tu ne lefus sous tes aïeux idolâtres , parmi lesquels on comptaiteu moins des Fabrice et des Caton. » En parlant dui6. e siècle, il dit : Le pape Léon X l’ouvre; son in-tronisation coûte cent mille écus d’or ; dépense insenséedans quelque prince que ce soit , tuais odieuse sur-toutdans un prêtre qui se dit le vicaire de Jésus-Christ .
k Le luxe et la magnificence de la cour papale répondentà ce prélude ; on y joue les comédies lascives de Machiavel et de l’Arioste ; dans tout le reste de l'Europe les prélatsimitent leur chef; les arts et la corruption s’étendent;les peuples déjà foulés par leur prince , sont encore ex-torsionnés par leurs prêtres ( 1 ) ; un cri de douleur se fait
[t] On me dira peut-être que ces pilleries avaient lieu depuis
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