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punition «le l'auteur. L’abbé de Saint-Picrfe écrivit de soncôté à la compagnie , et demanda la permission de se dé-fendre avant détre condamné. Sa demande fut rejetée àla grande pluralité des voix , par la raison , que dansle cas où il viendrait pour se rétracter , la rétractationserait secrète et renfermée’ dans l’enceinte de la compa-gnie , tandis que l’ofFense avait été publique. De vingt-quatre académiciens, dont l’assemblée était composée,quatre seulement furent d’avis qu’on écoulât l’aerusé ;c’étaient Sacy, la Motte, Fontenellc et l’abbé Fleury.Quoi qu’il en soit , la gréce ou la justice que l’abbé deSaint-Pierre désirait , ne lui ayant pas été accordée, onopina par boules sur la punition qu’il avait encourue ;et toutes les boules , à l’exception d’une seule , furentpour l’exclure des séances de l’acadcmie. Celte boulecourageuse fut donnée par Fouicnelle , qui , toujours sageet réservé dans scs écrits et dans ses discours , maistoujours ferme et décidé dans ses procédés et dans saconduite , crut devoir réclamer , au moins tacitement,contre une rigueur qui lui paraissait précipitée. On accusade cette réclamation secrète Sacy , fort lié avec l'abbéde Saint-Pierre : l’accusation obligea Fontenellc à décla-rer qu’il était Je coupable; et personne n'osa s'élevercontre une action que plusieurs se reprochaient de n’avoirosé commettre. Comme l’abbé de Saint-Pierre avait étéseulement exclus de l’assemblée , sans que sa place fûtdéclarée vacante , le fauteuil qu’il occupait demeura vidependant le reste de sa vie, » et cela par ordre du ducd’Orléans . L’abbé de Saint-Pierre , né au Château deSaint-Pierrc-Eglise en Normandie , en i 658 , mourut àParis le 29 avril 1743. Boyer, ancien évêque de Mire-poix , son confrère , empêcha qu'on ne prononçât à samort son éloge à l’açadémie. M, Boyer ne travailla pas