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Voyage en Sibérie.
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DE L’ÉLECTRICITÉ NATURELLE.
CHAPITRE PREMIER.
1VÎ o n Ouvrage étant plus étendu que je ne l’avois imaginé lors-que j'en ai commencé l’impreííìon, j'ai été obligé de me borner danscette partie aux observations que j'ai faites fur lelectricité naturelle.On n’y trouvera que quelques réflexions propres à répandre du jourfuries expériences.
Le tonnerre est maintenant dans la classe des phénomènes élec-triques , c’est une vérité constatée, d’après laquelle il faut partirdans la recherche des effets de ce météore. J etois persuadé, eni 757j q ue l^s nuages orageux croient toujours enveloppés d’unematière électrique, & qu’ils étoient des conducteurs d’où partoientces éclats de foudre qui, après avoir traversé les airs, portent l’essroiòc le désordre sur la surface du globe. J’élevai, d’après ces idées ,en plein air une barre de fer, suivant la méthode ordinaire, dansle dessein de déterminer l’étendue de l’atmosphere électrique desnuages, & les rapports des degrés d'électricité analogues aux cir-constances 6e aux différentes distances de la barre au nuage où jesupposois que fe faisoit l’inflammation. Je reconnus 6e massuraibientôt que dans presque toutes mes observations, l’inflammations'étoit faite à la surface de la terre, d’où la foudre s’élevoit, au-lieude fe précipiter des nuages, Cette vérité, que je regardois alorscomme une découverte , ne letoit cependant pas ; M. le Marquisde Mafei, dès 1713 (1), en avoir conçu l'idée, 6c l'avoit prouvé
(1) Lettres de M. le Marquis de Mafei, imprimées à Vérone en 1747.