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Tome troisième.
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tonne ardente, se formaient des nuages épais^* ' dont les masses sombres et balancées , laissant

Bru- . .

vuûre.' distinguer dans leur transparence quelque chosedanimé, étaient bordées de traits dor et defeu, pareils à-ceux qui circonscrivent les'nuées atmosphériques, lorsque, dans lun desjours embrasés de la canicule, elles nous dé-robent le soleil couchant.

Des limbes du cratère sélevaient, à chaqueinstant et de toutes parts , des gerbes de ma-tières liquides qui se succédaient très-promp-tement. Lorsque nous prêtions loreille avecattention, nous entendions comme un gron-dement étouffé, ou plutôt un bruit semblableà celui dune grande cascade dont on est encoreéloigné. A huit heures du soir, il se fit unepetite brèche de notre côté , et aussitôt il senéchappa un ruisseau de feu qui se divisa peuaprès en trois branches. Des flots de ce ruisseaucoulèrent avec une rapidité inconcevable jus-quà linstant je mendormis. Je considérailong-tems ces flots au moyen dune longuevue : iis entraînaient avec fracas des biocsmonstrueux de scories, à-peu-près commeles ondes dun impétueux torrent arrachentet roulent avec elles les rochers qui se trouventà leur passage.

Je