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— — ■■ tonne ardente, se formaient des nuages épais^* ' dont les masses sombres et balancées , laissant
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vuûre.' distinguer dans leur transparence quelque chosed’animé, étaient bordées de traits d’or et defeu, pareils à-ceux qui circonscrivent les'nuées atmosphériques, lorsque, dans l’un desjours embrasés de la canicule, elles nous dé-robent le soleil couchant.
Des limbes du cratère s’élevaient, à chaqueinstant et de toutes parts , des gerbes de ma-tières liquides qui se succédaient très-promp-tement. Lorsque nous prêtions l’oreille avecattention, nous entendions comme un gron-dement étouffé, ou plutôt un bruit semblableà celui d’une grande cascade dont on est encoreéloigné. A huit heures du soir, il se fit unepetite brèche de notre côté , et aussitôt il s’enéchappa un ruisseau de feu qui se divisa peuaprès en trois branches. Des flots de ce ruisseaucoulèrent avec une rapidité inconcevable jus-qu’à l’instant où je m’endormis. Je considérailong-tems ces flots au moyen d’une longuevue : iis entraînaient avec fracas des biocsmonstrueux de scories, à-peu-près commeles ondes d’un impétueux torrent arrachentet roulent avec elles les rochers qui se trouventà leur passage.
Je