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Je me réveillai à minuit pour observer mon ^ xthermomètre qui s’était soutenu à 5°, ce qui Bru „me parut une température bien élevée, Leruisseau de laves que j’avais vu partir s’étaitralenti dans sa course ; il n’avait guères faitque deux cents toises de chemin, et déjà enplusieurs endroits il perdait une partie de sonéclat. Le cratère avait aussi l’air bien moinsrempli.
Nos feux s’étant éteihts , le froid me réveillade nouveau, et cette fois il était aigu; le mer-cure était tombé à 2 ° j au-dessous du pointde la congélation. Comme je m’occupais àsouffler sur notre foyer où j’avais réuni quel-ques troncs de bruyères, le volcan jeta unéclat extraordinaire. J’entendis un bruit ef-frayant à plusieurs reprises, et, à la suite dece bruit, je vis avec admiration une foule d@fusées de laves qui, lancées du cratère à unehauteur de plus de deux cents pieds, imitaienten quelque sorte une giratide. Je n’ai jamaisrien vu qui m’ait autant frappé»
Le lancement s’était opéré à la partie gauchede la bouche ardente ; les laves poussées avecviolence, en divergeant entraînaient après ellesd’autres matières plus liquides qui leur faisaientcomme des queues de feu j ou plutôt la fluiditéVit c