aura forcé ses ennemis à lui accorder une longue --
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et glorieuse paix. ^
Un rayon d’espoir vint, après dix-huit mois maire,de chagrin, luire à mon cœur, et réveiller enmoi le désir de revoir ma patrie. Le généralMagallon de la Morlière, qui avait eu tant debontés pour moi, et sur-tout celle de m’em-ployer à son état-major ; le général Magallon,dis-je , m’écrivit à la Réunion, et l’enveloppede M. Capmartin contenait sa dépêche.
Le gouverneur m’annonçait dans sa lettre,la capture du Prince, etle projetqu’il avait d’en-voyer ce navire en Europe . Il m’offrait d’y êtrepassager, me flattait de l’espoir que quelquecombat glorieux signalerait notre traversée, etme promettait de rendre au gouvernement uncompte avantageux de ma conduite. « Ne dé-sespérez pas, me disait-il, mon cher Saint-Vincent; le gouvernement actuel sait rendrejustice à chacun, et un brave homme ne renoncejamais à l’état que vous avez ».
A peine eus-je lu la missive du général, queje ne sougeai plus qu’à partir ; toutes mes idéesse tournèrent vers la France , avec d’autant plusd’impétuosité, que depuis le teins où je par-courais les régions sauvages et inconnues de nosîles d’Afrique , je n’en avais conservé que dwin. ®t