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Tome troisième.
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tristes souvenirs. Craignant dêtre décrié prèsdes personnes qui mavaient honoré de leurconfiance, javais tâché de ne plus songerquaux observations de toute espèce dont lessujets menvironnaient ; je métais, en quelquesorte, identifié avec les productions des lieuxinfréquentés ; je ne me trouvais bien que loindes hommes. 'Foutes les fois que je le pouvais,je méchappais seul avec un noir dans les mon-tagnes, souvent sans autre dessein que celuide misoler et déviter la société importune despersonnes qui navaient pas de chagrin.

Je passai toute la journée du dix à mettre enordre les collections de tout genre que javaisfaites depuis mon départ de Saint-Benoît. Je leslaissai à M. Déjean, qui voulait bien se chargerde les adresse r chez M. Descombes, à lIle-de- France , par le premier navire qui viendraitprendre un chargement à la rivière dAbord.

Je quittai le quartier de Saint-Pierre , le 1 1frimaire , à sept heures du mutin. Javais ex-pédié les noirs dans la nuit , et sous la con-duite de Cocbinaid. La journée devait êtrepénible, car nous voulions aller coucher àSaint-Paul, distant de près de dix lieues.

Montés sur des chevaux que M. Déjean avaitbien voulu nous prêter, nous ne gardâmes à notre