Band 
Tome troisième.
Seite
202
JPEG-Download
 

Ah X.

Fri-

maire.

( 202 )

imprécations , et le hennissement des animauxamoureux', firent sortir une foule dhabitansde plusieurs cases'quà peine javais distinguées;ce qui me mit le plus en colère, cest que pasun de ces personnages ne s'inquiéta de nou3secourir : ils étaient tout bonnement à lombrede leur maisonnette , comme pour assister àune course divertissante. Enfin , après bien destours et détours quavait faits mon cheval pourjoindre les jumens qui semblaient bientôt dis-posées à se rendre, il vint comme furieux seprécipiter vers lune de ces cases , contre le coinde laquelle il se fût infailliblement brisé, si unjeune homme qui me considérait tranquille-ment, ayant vu quil allait y avoir du dangerpour lui, ne leût saisi très-à-propos par unedes branches du mors et ne leût arrêté. Je des-cendis aussitôt ,et dès que je fus à bas, Jouvan-court parvint en H n à réduire sa monture, etfut aussi hors de risques.

Le jeune homme qui me tira dembarras, etque je ne reconnus pas dabord , tant jétaispréoccupé, était un monsieur avec lequel jemétais trouvé, je crois, chez M. Déjean ouchez M. Nérac. Javoue que, loin de lui savoirbon gré du service quil me rendait , je fus aumoment de lui dire mon opinion sur sa con-