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duite et sur celle de tous ses voisins ; mais j’eus Aî . x "encore assez de présence d’esprit pour sentir .qu’après avoir eu affaire à des chevaux , il nefallait pas se mettre les créoles aux trousses ;et j’acceptai au contraire avec empressement ,pour mon camarade et pour moi, des limo-nades au miel, que nous prîmes en nous re-mettant en selle.
Nous ne marchâmes pas long-tems , et tou-jours sur un sol dépouillé, sans traverser le litd’une ravine considérable, et sans rencontrerquelques maisons autour d’une église ; cetteéglise était celle de Saint-Louis-du-Gaul. D’icià la ravine des Avirons, le pays va nous offrirun aspect bien différent de tout ce que nousavons déjà vu : c’est une suite de dunes de sablemouvant, semblables pour leur disposition àcelles qui bordent nos côtes depuis la Zélande jusqu’à Calais , et depuis la Saintonge jusqu’àBaïonne.
Jusqu’à la ravine des Avirons, qui est assezprofondément encaissée, et en poursuivant legrand chemin ,nous aurons à droite des montsrapides , déchirés par une grande quantitéde torrens, couverts de végétation par-toutoù la pente le permet, et semés de petites ha-bitations d’un aspect agreste et pittoresque. Le