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ment de ses portraits ; car M. Glaudet n’est pas seule-ment un chercheur enthousiaste, un savant distingué,c’est encore un artiste de goût et de talent.
M. Glaudet a importé le daguerréotype en Angle-terre, — qu’il habite depuis longues années, sans avoirrenoncé toutefois à sa qualité de Français . Alorsqu’on en était encore ici à l’étude de ce procédé, ilobtenait déjà, grâce â divers perfectionnements qu’ilavait imaginés, de magnifiques résultats. La supério ■rité que M. Glaudet s’était dès lors acquise dans cegenre lui valut, en 1851, la grande médaille d’honneurh l’Exposition universelle , avec une mention excep-tionnelle dans le rapport du jury. Depuis, appliquanttau daguerréotype le stéréoscope, dont il a étudié àfond les lois scientifiques, il est arrivé à obtenir deseffets prodigieux de ce magique instrument.
Il suffit de voir l’exposition actpelle de M. Glaudetpour se faire une idée, non-seulement de son talentcomme photographe, mais de la disposition de son es-prit à chercher et à découvrir. Ainsi il ne s’est pas con-tenté d’envoyer des plaques daguerriennes et des sté-réoscopes, il a fait construire une sorte de piédestald anslequel six stéréoscopes enchâssés de façon à nemontrer que les oculaires, laissent voir chacun quatreépreuves différentes, qui viennent, au moyen d’un mou-vement mécanique mis en jeu par un bouton, se placertour à tour sous les yeux de l’observateur.
Quant aux portraits eux-mêmes, nous n’en dironsrien : le jugement du public nous dispense d’en faire l’é-