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et le patriotisme faisaient des héros, et de perpétuer lesouvenir des événements qui se succédaient devant lui.
A partir de cette époque, et jusqu’au moment où lalutte changea de théâtre pour aller grandir en Grimée,le laborieux amateur poursuivit son œuvre avec un zèleque les difficultés ni les dangers ne purent abattre.C’est ainsi que M. de Szathmari a pu réunir les deuxcamps dans son album, et composer une collection deplus de deux centsplanchesquiétaientles premières pa-ges, tracées par la photographie, du grand drame épi-que qui se déroulait en Orient.
Les spécimens exposés par M. de Szathmari donnentune idée de la variété qu’il a su mettre dans cette œu-vre remarquable.
De même que le poète, le romancier ou l’historiendécrit tout d’abord le caractère et les traits des person-nages qui doivent remplir les principaux rôles dans lerécitqu’il commence,M. deSzathmariaconsacré lespre-mières pages de son album aux portraits des générauxcommandant les deux armées. Voici d’abord Omer-Pa-cha et le prince Gortschakoff, deux types que la naturesemble avoir mis en opposition, avant que la politique eneût fait des adversaires.
Orner Pacha porte ce costume moitié oriental et moi-tié européen qui donne aux armées turques un aspectbizarre, mais parfaitement en rapport avec la doublenature du sol qu’elles défendent. Son œil noir et bril-lant, sous d’épais sourcils, son nez aquilin, sa mousta-che longue et retroussée, sa barbe grise, impriment à