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Mémorial
La toise courante des sapes ordinaires, 30 sois.On n’a point fait de sapes couvertes de jour,les sapeurs n'entendant plus ce travail, manqued’y être exercés dans les écoles (*).
avoient chacun un ou deux, selon l’importance du ,siège qu’ils faisoient. O11 a toujours été en généralextrêmement content de ces sergens, et tel d’emr’euxg’y est formé de manière, que, sans autre école, il ;a été en état d’être directeur des attaques d’un sicga jconsidérable, et de composer sur son métier, un jtraité qui fait loi encore aujourd’hui dans le servies ide la puissance à laquelle il avoit voué se 9 services. IÇi) C’est ainsi qu’il en arrivera toujours, quand les sa-peurs. seront, comme alors en France , commandés jen temps de paix par d’autres officiers que par lesingénieurs qui doivent les commander dans les siè-ges. Ceux-là les exercent à tout, excepté à ce en ■- quoi ils n’ont plus rien à leur commander à la guerre, jque Sous la direction immédiate des ingénieurs, jChaque bataillon d’artillerie en France avoit, du temps jde Cormontaingne, une compagnie de sapeurs, quin’en savoit pas plus en fait de sape, et n’y rendoitpas plus de services, que les compagnies de sapeuraqu’on formoit à chaque siège, avec des volontairestirés de l’infanterie; mais, en revanche, ces sapeursctoient d’excellens, canonniers, surtout pour le ca-non de campagne, auquel on les exerçoit exclusive-ment, sachant bien qu’occupés entièrement des sapesdans les sièges, ils n’auroient jamais de canon desicge à servir. Il est, au reste, bon d’être averti,que ce que Cormontaingne appelle ici sape couverts,