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*M Émorial
Continuation des attaques.
Cheminement sur le glacis, et petit cava-lier de tranchée.
Voici le travail de la sape le plus dangereuxdu siège, car il est question de gagner l’angledu chemin couvert, en épargnant le sang quel’on répand, lorsqu’on s’y porte par une insultegénérale et de vive force. Ce travail est aussile plus industrieux, et où il faut le plus d’intel-ligence. Entrons en opération.
La parallèle sur le glacis étant bien établie etperfectionnée, on débouche une double sape A,PL 6. fjg, o^ s sur j a capitale; les deux files de gabionsde part et d’autre doivent être à 12 pieds aumoins de distance. Une escouade de sapeursétablit la file de gabions à droite, et une autreescouade établit celle à gauche, ayant chacuneleur gabion farci devant elle, en sorte que toutela tête de la sape en soit fermée, comme il sevoit au profil, fig. 34.
Ues deux sapeurs de la tète doivent se con-certer, et lorsque l’un et l’autre ont remplichacun leur gabion, ils ne poussent égalementdevant eux les gabions de sape farcis, qu’autantqu’il le faut pour poser un nouveau gabion dechaque coté, qu’ils remplissent comme le prece-dent, et toujours de suite, d’autres, avec les