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OE U V R E SQu'engendrèrent donc enfinVénus et le dieu du vin 1Ils engendrèrent la Goutte.
Tandis que libres , joyeux,Ennemis de la contrainte ,
Les père et mère tous deuxCiiassent le trouble et la crainteLeur impitoyable enfantN’est jamais plus triomphant,Qu'entre la gene et la plaiute ;Traînant sans cesse après lui,La douleur vive, l’ennui,
Et la fâcheuse abstinence :Aussi le monstre est-il fuiDes auteurs de sa naissance.Blais, sans en être aperçu,
Cet ennemi domestiqueLes talonne à leur insçu :Comme eux fuit le toit rustiqueSous lequel il fut conçu ;
Avec eux entre , et se glisseSous la moustache du Suisse ,Dans le plus riche palais ,
T signale sa malice ;
Et des lits les plus mollets,Lieux de paix et de délice ,
Ne fait que des chevalets ,
Et que des lieux de supplice.
O duc , des ducs do nos joursLe noble et galant modèle ,
Hôte aimable , ami fidèleDeBacchus et des Amours,