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même entre les plus illustres et les plus puis-sants «le Lacédémone . Ou me mettait encoreau nombre des pupilles, lorsque l’amour se fitsentir à mon coeur. Je ne pus me détendre desgrâces d'une jeune fille que je voyais souvent ;elle était aussi de .Sparte , et s'appelait Telxi-noé : le même trait sans, doute nous blessa tousles deux ; car sa tendresse répondait à celle demon amour. Knfl.umnésde jour eu jour par dessentiments qu il nous était impossible île 1 cpous-ser, nous cherchions à nous voir eu tous lieux.Une veille de tète qu’on célébrait nous en fournitune occasion très-commode 5 nous ne la laissâ-mes point échapper, soit «lue la sympathie seuleréglât nos désirs, soi' «pie le dieu qu’on révélaitce jour-là nous sesvtt de guide ; retirés dans unendroit solitaire, nous jouîmes de ces plaisirsque l'hymen seul adroit de permettre légitime-ment, et nous nous unîmes d'un noeud secret,jurant, l'un et l’autre , par des serments réitérésmille t'ois . de nous aimer avec la même fidélitéjusqu’à la mort : sans doute que notre bonheurfit envie à quelqu’un des dieux ! Je n'avais pasencore atteint quatorze ans ;4es parents de Teixi-noé me crurent trop jeune pour épouser leur fille;un certain Audroclès, de notre même ville, enétait amoureux aussi et la demandait en nia-iiage;ils la lui promirent.
Telxiuoé se flattait toujours d’éluder cet hy-men par divers prétextes , et de le rompre à lafin entièrement ; tuais, pressée par l’approchedes noces dont le jour était fixé, Telxiuoé setrouva dans nu endroit où je devais être , et con-vint de s'enfuir avec moi de Lacédémone . Lui