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Les amours pastorales de Daphnis et de Chloé / traduites du grec de Longus par Amyot
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506 AHOCOME

même entre les plus illustres et les plus puis-sants «le Lacédémone . Ou me mettait encoreau nombre des pupilles, lorsque lamour se fitsentir à mon coeur. Je ne pus me détendre desgrâces d'une jeune fille que je voyais souvent ;elle était aussi de .Sparte , et s'appelait Telxi-noé : le même trait sans, doute nous blessa tousles deux ; car sa tendresse répondait à celle demon amour. Knfl.umnésde jour eu jour par dessentiments qu il nous était impossible île 1 cpous-ser, nous cherchions à nous voir eu tous lieux.Une veille de tète quon célébrait nous en fournitune occasion très-commode 5 nous ne la laissâ-mes point échapper, soit «lue la sympathie seuleréglât nos désirs, soi' «pie le dieu quon révélaitce jour- nous sesvtt de guide ; retirés dans unendroit solitaire, nous jouîmes de ces plaisirsque l'hymen seul adroit de permettre légitime-ment, et nous nous unîmes d'un noeud secret,jurant, l'un et lautre , par des serments réitérésmille t'ois . de nous aimer avec la même fidélitéjusquà la mort : sans doute que notre bonheurfit envie à quelquun des dieux ! Je n'avais pasencore atteint quatorze ans ;4es parents de Teixi-noé me crurent trop jeune pour épouser leur fille;un certain Audroclès, de notre même ville, enétait amoureux aussi et la demandait en nia-iiage;ils la lui promirent.

Telxiuoé se flattait toujours déluder cet hy-men par divers prétextes , et de le rompre à lafin entièrement ; tuais, pressée par lapprochedes noces dont le jour était fixé, Telxiuoé setrouva dans nu endroit je devais être , et con-vint de s'enfuir avec moi de Lacédémone . Lui