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Tome I.
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l-r Tit. II. Des Officier^

lurent inquiétez par ceux de la Maîtrise particulière d’Abbeville, lesquel*pré.enterent Requête au Conseil aux fins d’être maintenus & gardez dans leurancienne Jurisdiction fur le fait des Eaux & Forêts, & que la Maîtrise d’A-miens fût réunie à celle d’Abbeville, aux offres de rembourser les Officiers deladite Maîtrise de leurs finances; ce dont les Officiers de la Maîtrise d’Amiensayant eu avis présenterent Requête au Conseil pour être maintenus au titre,exercice A fonctions de leurs Offices, conformément à l’Edit de leur créationdudit mois de Novembre 1689 , ce qui a été décidé en leur faveur par Arrêtdu Conseil du 6 Février 1691, qui suit :

Extrait des Registres du Conseil (REtat.

S U R la Requête présentée au Roi en son Conseil par Noël Baron , Sieurde la Maronde, Maître des Eaux ct Forêts de la Maîtrise établie en !aVille d’Amiens pour le Bailliage d’Amiens, créée par Ed t du mois de No-vembre 1689, Antoine Castitut, Sieur de la Tourouenne , Procureur duRoi , Claude Veru, Garde-Marteau, & Paul Vrayet, Greffier; contenantqu’ils ont été avertis que les Officiers des Eaux & Forêts du Comté de Pon-thieu, établis à Abbeville , ont baillé Requête au Conseil lur laquelle SaMajesté a ordonné par Arrêt du 9 Décembre 1690, qu’elle seroit com-muniquée au Supliant pour y fournir de réponse. Par cette Requête ,lesdits Officiers de la Maîtrise de Ponthieu demandent d’être maintenus& gardez dans leur Jurisdiction ancienne lur le fait des Eaux & Forêts,& notamment dans les Forêts Monder, de Saint - Riquier , Valioir, ctceux de l’Abbaye de Saint Juste - aux - Bois , dit Dommardn , ct en tantque besoin léroit, réunir ladite Maîtriíe d’Amiens à celle de Ponthieu,aux offres qu’ils font de rembourser , chacun à ton égard , les Officier»de ladite Maîtrise d’Amiens , de la finance du Marc d’or , & frais deprovision ct réception par eux payez ; qu’il est facile aux Suplians defaire voir que ces Officiers de Ponthieu ne font pas moins non - rece-vables que mal fondez en l’un ct en l’autre de ces deux chefs de demande,& les Suplians ont l’avantage que ces mêmes Officiers n’ont point ctéécoutez fur une pareille demande , dont ils ont importuné plusieurs foisle Conseil , si-tôt après la création de ladite Maîtrise particulière d Amiens,avant & depuis que les Suplians ont été pourvus & reçus en leurs Offi-ces , laquelle a été rejettée , & la demeure desdits Officiers de satis-faire audit Arrêt , & le communiquer aux Suplians , semble être unpressentiment de leurs condamnations, & qu’ils abandonnent cette deman-de ; en effet , il y a lieu de s’étonner , qu’ils puissent avoir un meil-leur succès de cette derniere tentative , quand il aura plû à Sa Majestéd’ouir les Suplians , qui lui remontrent qu’ils font fondez à un Editde création du mois de Novembre 1689» pour faire les fonctions deleurs Offices dans l’étendue & ressort du Bailliage d’Amiens , ad instar ,& comme pareils Officiers des Maîtrises recréez pour ledit Comté dePonthieu , & les autres Maîtrises particulières du Royaume les exercentdans l’étendue de leurs Jurisdictions , & suivant l’Ordonnance de» Eaux

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