Martelage et Vente de Bois; 885
charges de l’adjudicatron faite à Petillon , à condition defaire au Greffe parses caution Sc certificateur les soumissions en la maniéré accoutumée, ce quiétoit une conduite à l’égard des Officiers, qui les mettoit à couvert de la ca-lomnie dont. Petillon s’etoit efforcé de les noircir par fa Requête énoncée enl’Atrêt du 14 Janvier 1702 , pour fe garantir de l’adjudication ; n’étoit àprésumer qu’on pût croire qu’ils eussent de l’intelligence avec des Marchandspour en rendre Adjudicataires & en éloigner d’autres;. le sieur Grand Maîtren’étoit pas exempt de l’injure , y étant également compris , ayant fait l’adju-dication, mais la proposition étoit d’un sens égaré, le dessein que pouvoitavoir formé Petillon de traverser les Marchands de S. Germain , n’avoitd’ap-plication aux Officiers ni au fait; étoit vrai qu’il s’étoit rendu Adjudica-taire en 1698 pour i’ordinaire de l 699 par tiercement, mais cela ne fait en-core rien au fait ni aux Officiers; ne paroissoitpas qu’ileût présenté de cau-tion.au Receveur pour ^adjudication en question, le Receveur l’ayantaucon-traire fait condamner à payer fa folle enchère , faute d’en avoir fourni, n’enavoit point aussi présenté aux Officiers pour les recevoir au refus du Receveur,ainsi les Jugemens de la Maîtrise étoient dans-les réglés, Sc auroient contre--venu à i’Ordonnance s’ils avoient fait autrement ; à l’égard de l’executioncite ne concernoit point les Officiers, mais le Receveur qui en devoit répon-dre , dévoient néanmoins rendre témoignage qu’en l’instruction des opposi—
* tions formées à fa saisie, il s’étoit fait un Procès-verbai pour justifier que 1®peu de meubles Sc autres effets qui restoient en la maison occupée par Pe-tillon , étoient revendiquez par le subrogé Tuteur de ses mineurs, commeleur appartenans , Sc paroissoit par ce Procès-verbai que Petillon en avoir'enlevé la plupart, s’étoit absenté, ainsi n’avoit offert des gardiens , Sc étoitdes réglés d’établir garnison pour Ja conservation des intercts du Roi , íïBoussiard eût été privé de l’adjudication en payant fa folle enchère, elle au-roit été renvoyée à un Marchand de Paris, Sc non à ceux de S. Germain , y •en avoit nombre qui s’y étoient rendus de tous cotez qui n’avuîent voulu en-*-cherir , voyant Petillon s’einpreffer a encherir fur lui-mêrue, les Officiers sou-haiteroient pour l’interêt de Sa Majesté qu’il eût pû donner caution ; avoientsuivi les réglés, mais étoit extraordinaire qu’un Adjudicataire par une adju-dication auffi íerieufe & folemnelle eût la hardiesse de fe pourvoir au Confesscontre , in.'ultât les Officiers, & aux dépens de leur réputation sollicitât ladécharge de son engagement ; avoient intérêt que cette audace fût réprimée,.pourquoi requeroient que les faits calomnieufement avancez par ce Petillon,soient rayez, avec défenses à lui de récidiver : Vu aussi la réponse de Fran-çois iioufsiard penu’tiéme enchérisseur des Bois ordonnez être vendus en laMaîtrise de S. Germain pour l’ordinaire de 1702, contenant que la lecturede la Requête de Petillon fuffisoit pour voir qu’il n’y avoit point d’interêt y.n’avoit point à rendre raison des plaintes y énoncées contre les Officiers, Scc’étoit au Conseil à décider sur la conclusion ; Petillon lui avoit donné pou-voir d’encherir jufqu’à quarante-six mille livres, l’avoit fait en (a présence >,& quoiqu’aucuns Marchands n’euffent encheri fur lui, Petillon avoit porté,lai-même ses enchères à 7047 s livres qui étoit 44s f liv- qu’il pouvoit fe mé-nager, son pouvoir ayant été couvert par celui qui l’avoit donné , étoit resté:fans effet, néanmoins le Receveur neuf jours après l’adjudication l’avoit assignés
T.Ttit irj