de ìa Nature. i6ç
Les demi-physiciens élèvent des doutes. Ilsdisent qu’une planète comme Mercure, deuxfois plus proche du soleil que' la terre , doitêtre utîe zone torride inhabitable ; & qu’unglobe comme Saturne, qui elì éloigné dixfois plu? que nous de cet astre générateur,doità cause de son froid excessif, voir avor-ter dans son sein les germes des êtres.
Mais d’abord quelle nécessité y a-t-il queles globes célestes soient habités par des hom-mes tels que nous? Démocrite le croyoit (u) :mais comme Démocrite rioit de tout, on peutaussi rire de son paradoxe.
La nature est simple dans ses p’ans ; maisil doit y avoir une prodigieuse variété dansleur exécution , puisqu’il y a tant de diffé-rence entre un nègre & un blanc , entre unLapon & un géant de la Patagonie. Pourquoiun habitant de Saturne ressembleroit-il à unhabitant de la terre , ou une intelligence deSirius, a une intelligence d’Orion ?
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Principes*
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(4) Cicer. acad, quu.JÌ* lib, 4*