1 66 De la Philosophie
Partie I
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Qu’importe que Mercure par sa positionsoit embrasé par les feux du soleil 1 La cha-leur que nous éprouvons n’est-elle pas com-posée du feu central que la terre exhale , &de celle qu’elle reçoit de l’astre autour duquelelle fait sa révolution ( a ) ? Or, pourquoin’imagineroit-on pas que plus une planètes’approche du soleil, moins elle possède decette chaleur interne, & que plus elle s’cnéloigne, plus elle en renferme dans son sein?alors tout seroit compensé ; & des hommesmême pourroient vivre dans les glaces éter-
(<*) « On a fait des instrumens pour reconnoître la diffé--j> rence de chaleur immédiate des rayons du soleil en été, à», celle de ces mêmes rayons en hiver; & on a trouvé avec,, étonnement que cette chaleur solaire est en été foixante-,, six fois plus grande qu’en hiver dans notre climat; & que.,, néanmoins la plus grande chaleur de notre été ne différoitw que d’un septième du plus grand froid de notre hiver....,» -Aujourd'hui il estdémontré que cette chaleur qui s’échappe-, de ^intérieur de la terre, est dans nos contrées au moins,, vingt-neuf fois en été, & quatre cents fois en hiver»,, plus grande que ía chaleur qui nous vient du soleil, fiist*», natur . du comte de Buffon, supplément, tom, i de l’édifr*» «-li. pag. 44 & 45. ,,