DE L A N A TU R E. 171& cette vaste tente lui suffisoit pour mettre ses ?
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habitans à l’abri de la destruction.
Enfin, quelle nécessité y a-t-il que les êtresanimés qui peuplent une comète voient sonaphélie & son périhélie ? La plupart des comè-tes font plusieurs siècles à achever leur révo-lution : la raison n’y logeroit-elle que des Épi—ménides &des patriarches?
Après avoir parcouru les planètes & lescomètes , le fil de l'analogie me conduit apeupler jusqu’aux soleils , centres de tous lessystèmes. Il est probable qu il y a des êtresintelligents dont les corps , de la nature dudiamant ou de l’aíbeste , font long - temsimpénétrables à la flamme : on peut en faireles habitans de notre soleil & ceux des étoilesfixes : du moins fi c’est une illusion , la phi-losophie s’en accommode mieux que de la vé-rité qui viendroit la détruire.
Ces êtres absorbés dans un océan de lu-mière , ne verroient point tous les globes su-balternes qui tournent autour d’cux : ce fonteux qui seroient autorisés à croire que fansleur soleil il n’cxisteroit rien dans la nature.