178 De ia Philosophie
--mais la lune est-elle austi une tache de notre
globe ; & quelle seroit, dans cette opinion,l’crigine de l’anneau de Saturne & des satelli-tes de Jupiter ?
Le comte de Buffon , qui n est cependantpas l’ami de Léibnitz , a un peu corrigé lesdéfauts de ce système. II suppose qu’une co-mète tomba un jour sur la surface du soleil,déplaça cet astre, & en détacha la 650 e . partiede sa masse. Cette matière fluide forma d’a-bord un torrent , ensuite elle circula autourdu soleil, mais à diverses distances, a causede ia diverse densité de ses parties ; & voilàl’origine des planètes de notre système. Toutesces hypothèses font des édifices aériens. IIpourroit se faire que la terre n’eût été primi-tivement ni une étoile, ni une partie de so-leil , ni une de ses taches. Qui fait si ce n’cstpas une comète qui, en voyageant, s’est tropapproché de notre soleil, & est restée dans soníy sterne ? J’aime bien autant cette rêverie- qu’une autre. Depuis qu’Halley a prou-vé queles comètes ne font pas des exhalaisons , on afait jouer à ces astres un grand rôle dans 1s