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4.36 De la Philosophie
XI.
Un prodige bien plus surprenant seroítcelui d’une brebis qui, couverte par un lion,donneroit le jour à un lionceau ; cependantElien raconte ce fait d’une brebis qui appar-tenois àNicias, Tiran de Cos , & il fait enten-dre que c’étoit une tradition constante parmiles insulaires (a) ; mais malgré cette doubleautorité, j e ne regarde cette histoire que commeun apologue de quelque rhéteur grec contrele despotisme : d’abord un lion libre ne fécondepas une brebis, mais il la mange ; de plus , ily a trop peu de rapport entre les organes gé-nérateurs des deux individus , pour que l’ac-coupîement réussisse ; enfin, quand même ,contre toute vraisemblance, la brebis devien-droit pleine, elle produiroit un métis & nonun lionceau.
Cependant ne nous hâtons pas de prononcerque l’antipathie entre deux animaux déposeessentiellement contre leur accouplement.
(a) Histor. divers, lib, I, cap. 29.