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Nature
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Néron a dit que tu n’existois pas. Que cemot fort bien des entrailles cadavéreuses derassaíîinàePoppée &d’Agrippine! Quel éloge,ô pudeur, qu’uh blasphème contre toi sortide la bouche du plus scélérat des despotes !
Oui, tu existes ; & íì on lit à ma Palmyrece chapitre àu mélange, elle nel’entendra pas.
Et quand cette beauté a demi nue se trou-vera enlacée dans mes bras brûlans d’amour,je ne ferai point disparoître la nuit qui couvrenos plaisirs: Palmyre m’est trop chère, pourqu elle s’apperçoive que je la fais rougir.
Et quand elie deviendra mère, fa pudeursurvivra à sa virginité : je me trompe; son cœurest chaste, & elle sera toujours vierge.
Et nos enfans seront élevés dans ces prin-cipes heureux: non qu on leur apprenne à fuirdes vices qu’ils doivent ignorer ; on ne pro-noncera pas meme devant eux le nom de lapudeur; mais ils suivront sans le savoir l’exem-ple de Palmyre & l’instinét de la nature.
O pudeur ! depuis l'aurore qui éclaira lepremier âge du monde, tu as fait le bonheur
Tome L R