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Tome premier.
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sent, son imagination travaille, son esprits’étend, le besoin de penser devient chez luipresqu’atfísi vif que le besoin d’aimer.

Ce -nouvel organe ne réside pas dans lamain, comme l’a dit un philosophe que j’aimemieux lire que réfuter (u) > mais dans le sen-forium ; & plus cette partie du cerveau estneuve , plus elle devient propre à recevoir lamorale de la nature.

L’homme philosophique est né bon , ditsauteur d ’Emile ; mais il n est né qu’avec l’ap-titudea la bonté: le monde moral n’est rienpour lui, quand il ne peut juger ses rapportsavec les êtres qui l’environnent. Son cœur estune argile flexible qui ne fera modifiée que parl’habitude.

(a) On fait assez quel est Thomme célèbre qui a dit queíì les pieds du cheval étoient terminés par des doigts sou-ples, au lien de l’être par une corne inflexible, ce qua-drupède atteindroit bientôt à la sphère de Thomme. Unphilosophe ingénieux lui a répondu que le cerveau ducheval répondoit á sa botte , & que quand môme on dé-truiroit l’organisation de son pied , la botte subsisteroittoujours dans le sensoriam ; ce qui empêcheroit le chevalde devenir homme. Voy. palingénése philosophique , tom L »i>ag. r 86.

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Principes,