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Tome premier.
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270
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Partie I.

2.70 De la Philosophie

L’homme de la nature est cruel, dit d’unautre côté un des plus beaux génies de l’Eu-rope ; mais la cruauté est le mouvement d’uncœur dépravé qui lutte contre la nature': ainsiil y a a la fois contradiction dans l’idée &dans les termes qui l’expriment (#).

L’homme philosophique n’est ni bon ni mé-chant: c’estun automate dont les restons atten-dent, pour être montés, la main des êtres avecqui il habite (5).

( a) On peut juger du principe pat les preuves. -- „ l’hom-„ me , dit ce philosophe , a les dents de l’animal carnaf-,» fier ; il doit donc être vorace & sanguinaire : d'ailleurs,» la chair est pour lui l’aliment le plus sain & le plus« conforme à son organisation : sa conservation est attachée« à la destruction des autres ; les hommes , répandus par,» la nature dans de vastes forets , font d’abordchasseurs.» «*-De Vhomme & de ses facultés intellectuelles , tom. 2 , psg. 17.

On peut répondre que Thomme a les dents des frugivores,& que la chair est st peu un aliment conforme à son or-ganisation , qu’en Asie, où on s’en abstient, on y prolongebeaucoup plus long-tems fa carrière. On peut ajouter quele sage ne détruit jamais pour se conserver ; que la na-ture n’a point fait naître les hommes dans les forêts , &que nous sommes bergers bien iong-tems avant d'êtrs chas-seurs.

(h) Senèque, qui voit ordinairement bien quand il voí^par lui-même , a dit avec raison ; erras fi exisiimes ritu*