Partie I.
274 De la Philosophie
Ce système est très-ingénieux fans doute;mais c’estun système.
Sa base est la rêverie des idées innées, &depuis Locke, il n’est pas permis au pliiloso-
maqui : voici un fragment du commentaire qui mérite d’êtreconnu: « II y a deux moi dans Thomme ; le moi d’habi-», tude & îe moi de réflexion. Le premier dirige les fa-», cultes animales ; le second s’occupe du foin Rajouter à», notre bonheur; quoiqu’ils tendent chacun à un but par-5,'ticulier, ils agissent souvent ensemble. Ainsi îorsqu’un géo-», mètre est occupé de la solution d’un problème , îe moi„ d’habitude obéit aux impressions des sens ; c’est: lui qui-, traverse la ville , 6c qui évite les embarras ; tandis que», le moi de réflexion est tout entier à la solution qu’il», cherche : le moi d’habitude suffit aux besoins qui font ab-», solnment nécessaires à la conservation de ranimai ; & l’ins-», tinct en général, n’est que cette habitude séparée de la», réflexion. L’instinct des bêtes est quelquefois plus sûr que», notre raison , parce qu’il est plus en proportion avec», leurs besoins , que la raison ne i’cst avec les nôtres,», Ainsi., de tous les êtres créés, celui qui est le moins-, sujet à se tromper est celui qui a la plus petite por-,» tion d’intelligence ; J’instinct des bêtes n’a pour objet» que des connoissances pratiques ; Ie nôtre embrasse la», théorie & la pratique : c’est lui qui nous fait souvent*, pressentir la vérité avant même d’en avoir saisi la démons-o» tration. » Voye { prinetp. du droit naturel de Burlama-qui , édit. du professeur de Félice , tom. z , pag. 58, &£•M, le professeur met ici de l’esprit où ;I ne saudroit quede la logique, Qrdeíl-ce que rinílin&> soit dans i’homme»