bi ia Nature. ìy.
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phe d’introduire cette qualité occulte dans lemonde de la métaphysique.
L’arne nlagit que par rimpreísion des objetsextérieurs fur les sens : & quel est f organephysique de la moralité >
Principes*
soit dans la brute ? Qui lui a dit que la bête étoit , dans lanature , l’être qui avoit la plus petite portion d’intelligence ?Quant an double moi> il est très-plaifant dans la comédied’Amphitrion, mais très-abfurde dans un livre de philo-sophie.
Le professeur de Félice , qui se trompé quelquefois avecBurlamaqui, & plus souvent encore fans lui, déclare , aureste, que son instinct n'est pas un guide sûr dans le dis-cernement du bien & du mal moral [ Ibii tom . 2 , pag a49> £c.]; & pour le prouver, il compare i’instinct enfait de morale » avec l’instinct en fait de beaux-arts. Jedirai à M. le Pofesseur » i°. que ce dernier instinct nes'acquiert que par la réflexion. Le plus stupide des hommespeut bien juger des proportions d'une statue; mais c’est parune secrète comparaison avec îui-même. II n'en est pas demême de l’instinct moral, supposé qu’il existe ; st je voisun homme fur le point de fe noyer , je lui tends la mainmachinalement ; je le fauve d’abord , ensuite je raisonne*
2 °. Même dans les beaux-arts, ce qu'on nomme l’instinctest quelquefois un guide assuré. Voyez un ignorant & unhomme de goût à la représentation d’une tragédie pathé-tique ; tous les deux seront émus , & le feront aux mêmesendroits. Un paysan danois & un académicien pleurerontensemble à la dernière scène <Hnès de Castro.
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