de la Nature. 2.8z
intelligens qui forment la population de notreglobe ; & voilà l’origine de cette bienveillanceuniverselle qui caractérise la belle ame duphilosophe.
Je prouverai donc dans la philosophie de lanature, qu’il est de Vintérêt de l’homme d’êtrevertueux ; que le bien qu’il fait à la sociétén’est qu’une modification de l’amour qu’il seporte à lui-même ; & qu’enfin, comme lodisoit Marc-Auièle, ce qui n’est point utile àla ruche, ne sauroit l’êtrc ’a l’abeille.
Le théologien part de la haine de soi-même,& le philosophe de l’amour de soi, pour fon-der la morale : voyons, dans le filence des pré-jugés , lequel résoudra le mieux ce grandproblème de la nature.
Tous les êtres dans la nature pa"oiflenCs’aimer, parce que tel est le principe de leurconservation : cette bienveillance paroît dis-tinctement dans les bêtes , depuis l’éléphantjusqu’à cet animalcule qu’on ne découvrequ avec le microscope de Leuwenhoeck.
Je ne doute point que les végétaux mêmesne soient'austì soumis'a cette loi, mais d’une
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