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Tome premier.
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|«———*? tant plus ses sens, il revint à lui-même , & l’a w

Partis l. mant ne f ut pl us q u ’ un philosophe.

« Mon cœur, se disoit-il à lui-meme ^ est» pour moi un problème inexplicable ; jé sens» bien que je dois quelque chose 'a l’ourse qui» m’a nourri de son lait ; mais ce sentiment a» moins d’attraits & de for ce que celui qui m’en*» traîne vers les êtres qui me ressemblent. —-» Que sais-je même s’ils n’ont pas été mes bien-» faicteurs avant que j’aie pu me connoître ? la» bête féroce qui m’a nourri ne m’a point donné» la vie ; car ses inclinations font trop contrai-»res aux miennes; j’ai toujours frémi quand» je lui ai vu déchirer les entrailles palpitantes» de ces rennes , qui appaisoient sa faim sans» calmer fa voracité; je n’ai jamais étanché ma» soif en buvant le sang des animaux ; j’ai vécut> cependant, & je me sens en état de donner» le mien pour plaire à l’objet qui me captive, » & qui me fuit. — Oui, tout me ramène vers

•n ces nouvelles moitiés de moi-même : quoi !

» ne peut - il pas se faire que ces êtres qui me» font si chers aient pris, pour arriver dans ma» forêt, le même chemin que j’ai pris pour en