de ea Nature. zzf
» sortir ? Si j’en crois leurs traits... fi mon si 11
„ ^ „ r \ » i ' it Primcim»
» coeur ne me trompe point... U nature! realiíe
» mes defirs ; fais que je rencontre ici ceux de» qui-je tiens la naissance! Ils m’aimeront fansj> doute, puisque une ourse m’a aimé. »
Cependant les Suédois s’approchoient insen-siblement , & se faisoient part mutuellement deleur surprise ; ils étoient auíîl étonnés de voirrêver un sauvage , que celui-ci Fétoit de voirparler des hommes ìntelligens.
La sympathie fi naturelle entre des hommesagit peu à peu ; on s’apperçut que le sauvagen’avoit de féroce que l’air & les fourrures gros-sières dont il étoít revêtu ; & les deux frères ra-menèrent, moitié de gré, moitié de force, dansleur maison pour examiner h loisir par quel mé-çhanisme un singe pouvoit penser.
L'animal pensif ne tarda pas à se faire auxmœurs de ses nouveaux concitoyens; il apprità manger des fruits dont il avoit lui-même se-mé les germes ; son gosier se fit aux inflexionsde la langue scandinave ; il sentit que d’autresnœuds que la sympathie pouvoient l’attacher àses pareils ; Sc déjà il s’appaudissoit de ccnnoî-