i;8 De ia Philosophiepas la substance , il ne sauroit avoir le mode :
Partie II. ce qui est un attribut admirable dans un êtrelimité , peut être une imperfection dans Fêtredes êtres ; & s’il étoit démontré que Intelli-gence suprême raisonne, l’homme ne seroitplus un être raisonnable.
Un entendement parfait seroit, je pense ,celui qui se représenteroit distinctement tousles êtres & toutes leurs maniérés possiblesd’exister ; mais l’intelligence qui feule a cetentendement en partage, n’a pas besoin deraisonner j elle ne connoît ni cr.thyméme nisyllogisme ; elle ne croit ni doute ; elle nenie , ni n’affirme ; elle a vu , & tout a étéorganisé ; elle voit, & tout se conserve.
La raison dans l'homme n’est peut-êtreque la faculté qu’il a de se démontrer lesrapports qui le lient à Dieu , aux hommes &à la nature.
Cette raison dépend de Fappareil fibrillairedu cerveau ; telle est la loi de l’union harmo-nique de ce que nous appelions nos deuxsubstances ; nous n'aurions aucune idée deFentendement, si nous n’avions pas raisonné ,& nous ne raisonnerions pas si nous étions,fans organes.