2.2.8 De ia Philosophiecréant un système auquel on rapporte toute?ses perceptions , & en sacrifiant sans cesse faraison à l’idole de l’autorité.
La logique dont je propose l’idée n’estdonc qu’un instrument propre à remonter lesressorts de l’esprit humain: si les hommes n’ontpas encore gâté l’ouvrage de ia nature , ceséléments font inutiles ; si les préjugés ont étésucés avec le lait , il faut détruire son enten-dement avec le secours de fart, & le refaire.
I I I.
TROISIEME Partie. — On peut consa-crer cette partie à la méchanique de sart ;& je ne prétends pas par-là me rapprocherdes scholastiques ; leur maniéré de voir estsi opposée à la mienne , que nous ne pouvonsnous rencontrer , ni dans nos idées, ni mêmedans la signification des mots qui exprimentces idées.
II n’y a que deux maniérés de raisonner;ou bien l’on décompose ses idées particulières,& l'on monte par une gradation insensible duconnu à l’inconnu , jusqu’à ce qu’on arriveà une maxime universelle qu’on veut établir;