de la Nature. 227an préjugé ; qu’il n’eíï* point éclairé parles objets, & rarement par ses perceptions,& que le doute doit être le premier principede fa logique.
II seroit utile d’examiner ici, d’où vientla foiblesse de notre intelligence : tantôt ceso n tles idées qui nous manquent ; tantôt elles nefont pas assez développées ; quelquefois nousne trouvons point d’idées moyennes qui enforment la liaison. II y a cent façons deparvenir à Terreur, & une feule voie pourarriver à la vérité.
La manie fì commune de regarder commeaxiomes des principes qui ont eux-mêmesbesoin de preuves , est une des premierescauses de la petitesse de notre entendement ;voilà pourquoi tant de personnes raisonnentmal , quoiqu’elles soient conséquentes. LeCalife qui fit brûler la bibliothèque d’Alexan-drie , agisîoit en bon disciple de Mahomet ;mais s'il avoit commencé par lire fans préjugéune partie de ces livres , il n’auroit plus penséqu’à faire brûler TAlcoran.
On rétrécit encore son intelligence enformant de faux calculs de probabilité , ea
P z
L’Hommk
s £ U u.