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Tome troisieme.
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r;6 De la Philosophie■ w ., — -1» chaque individu ‘ il soupçonnera que les loi*Partie II. peuvent être le gage de l’indépendance, &quel que soit le caprice des souverains , ilsentira qu’il est encore plus dur de se battreavec des ours que d’obéir à des hommes.

L’efprit du Huron aura d’autant plus defacilité à s’étendre , que les préjugés n’ont pasencore assiégé la porte de son entendement ;il voit la nature telle qu’elle est, & son am«ìs’aggrandit fans effort en l’obfervant.

V,

L’ESPRIT profond. — La profondeurdes idées suppose que l’ame a le courageauíïï bien que le loisir de se replier sur elle-même , de suivre l’enchaînement des causes ,& de décomposer les objets jusqu’à leur der-niere analyse.

Le Huron , à la vue du nouvel univers quise développoit à ses yeux , n’a pu d’abordque parcourir avec rapidité les tableaux mo-biles de la nature ; dans la fuite son ame s’estarrêtée fur les grands objets ; il a osé sonderla profondeur des êtres dont il n’avoit fait* qu’effleurer