de ia Nature, r.;?qu’effleurer la surface, & son entendement a ^*" M *"*^acquis l’usage d’une nouvelle faculté. ^ Ho ^ ME
Plus le sauvage se fera au travail de penser ,plus il deviendra pénétrant ; son activité seconsumera à épuiser une connoiísance plutôtqu’à les effleurer toutes , & il préférera lagloire d’être profond à celle de n’êtrequ’étendu.
S’il m’est permis de parler auílì librementque je pense , je me persuade que la déca-dence des arts ne vient pas du défaut d’étenduedans les connoiífances, mais du défaut deprofondeur ; dès qu’on peut se dispenser enlisant de la fatigue de penser , dès que toutesles sciences font en dictionnaires , & qu'iîsuffit de respirer l’air de la littérature pourdevenir homme de lettres , on peut en con-clure que le goût commence à s’anéantir ;il en est alors des arts comme d’un fleuveà qui on ne creuse point de lk , & quise perd dans une plaine unie à force des’y étendrei
Dans un siècle tel que je viens de le dé-peindre , on doit rencontrer mille esprits vifspour un .esprit profond j il est si commode:
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