Band 
Tome sixieme.
Seite
120
JPEG-Download
 

Partie III.

izo De la Philosophie

de sang froid sept mille de ses sujets dansThes-salonique, seroit traité de grand homme, parcequ’il s’abstient pendant quelques jours d’allerà la messe ?

Quelle est cette foule de remèdes qu on voiréclore de la pharmacie sacerdotale, pour gué-rir les consciences timorées des gens de bien ?Si mon cœur ne se reproche que de légèresfaiblesses, l’Être souverainement bienfaisantme les pardonnera sans tes vaines indulgen-ces (a) : si j’ai écrasé mon pays du poids demon orgueil & de mes crimes, c’est en con-sacrant le reste de ma vie k le rendre heureux ,que je puis espérer de rentrer en grâce avec laDivinité. Au reste, un siècle de jubilé , en faitd’expiation, ne vaut pas une heure de remords.

Je m’étendrai davantage fur la théorie desexpiations dans la quatrième partie de cet ou-vrage, quand je traiterai du ccde des supplices.

(a) On peut juger de Pincroyable abus que font lesministres de la religion de toutes ces formules expiatoires,par la banque sacrée que tenoit à Rome le P. Péèpe ; ontrouvoit dans le comptoir de ce jésuite des indulgences àtout prix : il y en avoit qu’on faifoit avaler aux poules,asin de les faire pondre fans danger*