iz 6 De la Philosophie
de si actif qu’un fanatique dont l’ame petite &Partie lll. cruelle ne se gonfle de poison que pour le ré-pandre ; qui n’a de zèle que pour persécuterles hommes, une voix , que pour les maudire,& une main, que pour les exterminer. La su-perstition est ce lac infect, mais tranquille,qui ne nuit qu’à ceux qui l’approchent. Le fa-natisme est ce torrent embrasé qui se précipitedu sommet d’un volcan, parcourt la pleinepour la flétrir, & laisse par-tout les traces li-vides de la destruction.
En mettant la Palestine à part, il ne parolepas que l’odieux levain du fanatisme (a) ait,jamais fermenté dans l’antiquité : on cite, ilest vrai r les deux petites villes d’Ombe & deTentyre, dont les citoyens devinrent ennemisirréconciliables , parce que les uns adoroient
(a) On voit bien qu’il ne s’agit ici que de l’espèce defanatisme qui consiste à persécuter tout ce qui ne pensepas comme nous. — Cette horrible maladie se manifestedans les esprits par d’autres symptômes différens, commeon le verra dans les articles suivant ; & il ne paroît pasque » fur ce sujet, les anciens soient supérieurs à nos mo-dernes.
:>
t