de la Nature, 149
Routh n’étoit sûre de son triomphe auprèsdes sages que quand ils avoient perdu la* tête.
C’cst par un motif à. peu près semblable queles millionnaires n’ont fait tant de prosélytesque parmi les Sauvages, qu i ne les entendoicntpas, & à qui ils prouvoient la supériorité deleur culte en leur donnant des miroirs, ouen leur donnant des coups de fusil.
Lorfqu’ils se sont trouvés chez des peuplesqui ne les craignoient pas , alors la maniedu prosélytisme s’est emparée également ducroyant & de l’incrédule : & le poète Rousseaun’a fait que rimer un trait d’hiíloire fortconnu , quand il a publié la fameuse épi-gramme qui finit par ces vers :
Le moine dit : Grâces à mon talent,
De ce Chinois j’ai fait un prosélyte :
Loué soit Dieu! dit l’autre en s’en allant,
J'ai converti cet honnête jésuite.
Je ne puis mieux démontrer l'absurdité duprosélytisme qu’en rapportant ici une conver-sation entre une Américaine & un archevêque,tenue il y a quelques années, dans la capt-if
L’H O M M SavecDiev.