DE LA NATURE. 165
dra-t-il contre un de ses concitoyens quin'oppose à ses syllogismes que des coups depoignard ì
Comment un souverain rcprimera-t-il unaíTalïïn qui, après s’étre fait une religion dignede lui, s’écrie qu’il vaut mieux obéir a Dieuqu’aux hommes.
Comment la société sera-t-elle tranquille ,si un ami a droit de traîner son ami auprès desinquisiteurs ; si un fils peut impunément direanathème a son père ; si un époux s’arrachcdes bras de son épouse pour la maudire au nomdu Dieu qui les a unis ?
La philosophie de la nature est fondée surles faits ; & il est teins de justifier mes princi-pes par le tableau rapide des malheurs que lefanatisme a produits fur ce globe. Sages de laterre , j’ai eu la hardiesse de m’entretenir unmoment avec vous. Peuple vertueux, êtres sen-sibles , c’est maintenant à vous que je m a-dresse ; lisez , & apprenez a respecter la tolé-rance.
L’ H O M M Eavec Dieu.