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DE LA NATURE. 1 6 ?
monites (a ), les Arabes (b) , les Celtes ( c ) &íes Romains (-/) ; à Tyr, à Athènes , à Sparte,à Carthage , dans les Gaules , dans la Germa-nie, dans l’Espagne & dans le nouveau mon-de (e). Il en est de cette branche du fanatisme,
L’ H O M At EavecDiev
(a) Selden, Syntag. prim. de diis Syrie.
( b ) Panthéon agypt. part. 2 , pag. 75.
( c ) Pompon. Mêla , lih. 3.
{</) Quand les Romains craignoient quelques grands dé-sastres , leurs prêtres enterroient vifs, dans une place publi-que , deux Grecs Sc deux Gaulois de différent sexe. Plin.hìjl. natur. lib. 28 30 » 8c Tit. Liv. decad. lib. 22, 6>
alibi. X.es Romains n’avoient cependant qu’une religion paci-fique ; mais comme il étoit écrit dans les livres Sibyllinsqu’un jour les Grecs 8c les Gaulois s’empareroient de Rome,les aruspices prétendoient détourner l'effet de cette pré-diction par des sacrifices humains ; à l’approche du moindreorage, la sage législation de Numa étoit rendue inutile parles billevesées des Sibylles.
Tite-Live rapporte cet usage barbare avec beaucoup desang-froid : on sent qu'il n’est ni Grec ni Gaulois ; mais nedevroit-on pas sentir qu’il est homme ?
(e ) On peut consulter , sur toutes ces nations , îes frag-mens de Manéthon & de Sanchoniaton, Hérodote, Tite-Live , Pausanias, Josephe, Philon, Diodore de Sicile, Denisd’Halicarnasse, Strabon, Macrobe, Pline, Garcilasso de laVéga , Lee. ; tous ces historiens s’accordent; on ne peut,fans être pyrrhonie» , douter de leur témoignage. Les