Partie III.
171 De la Philosophie
tems de Montezuma tel sacrifice qui coûtoit lavie a vingt mille hommes ; & le grand prêtrese plaignoit encore que son dieu meuroit defaim (a).
- II y avoit dans Sparte une tradition fabu-leuse qui fit disparoître pendant quelque temsl’usage d’appaiser le ciel en répandant le sangdes hommes. La peste ravageoit depuis long-tems cette ville ; on consulta l’oracle d’Apol-lon , & le dieu répondit qu’il falloit immolerune jeune fille noble pour faire cesser la con-tagion. Les Éphorcs en conduisirent une al’autcl ; le prêtre fait briller le fer sacré sur sonsein ; mais aussi-tôt un aigle fond fur lui ,ravit le coutelas , & le laisse tomber fur une
(a) Histoire de la conquêtedu Mexique, par Solis, totn. r.—Quelques peuples de cet empire battus par Cortex, lui en-voyèrent > pour obtenir la paix , des ambassadeurs char-gés de trois espèces de préfens ; « Seigneur, lui dirent ces*» Sauvages , voilà cinq esclaves ; si tu es un dieu , nourris-,» toi de leur chair & bois ieur sang; si tu es une intelligence
* pacifique, voilà de l’encens & des plumes; si tu es un»♦ homme,prends ces oiseaux & ces {ruits. » Solis ,ibid, Cortexd Loi t sûrement un dieu à la façon des Mexicains* *