de la Nature. 17i
ordinairement plus haut que les Calcas ; & iln’y avoir guère que les pestes qui pussent êtreexpiées par des parricides.
Je ne comtois chez les anciens & chez lesmodernes que deux peuples qui aient, consstamment & par un système suivi .outragé lanature ; ce sont les Carthaginois & les Mexi-cains. II y avoit à Carthage une statue de Sa-turne toujours embrasée , à laquelle on hoirles victimes ; les suffetes y exposaient leursenfans ; & quand la nature leur en avoit re-fusé, ils achetoient ceux des pauvres pour entenir la place ( a ). II y a dans cet usage unecomplication singulière d’atrocités ; il semblequ'on lise la tragédie d’Atrée ou celle de Ma-homet.
Le carnage a Mexico étoit bien plus grandfur les autels de Witziliputzili ; il y avoit du
( a) Plutarch. desuptrstitione . — Une mère étoit obligéed’aiïister au sacrifice de fes enfans ; & si elle étoit triste,on la mettoit à l'amende. Plutarch. ibid. II y avoit mêmedes dévotes à Saturne qui caressoient leurs enfans aqmilieu des flammes , dans ia crainte qu’une victime gémis*santé ne déplut à la divinité. Tertull . ìn apologet.
L’Hommsavec Dieu.