D E t A N A T U R E. 1S7
rible entre les mains d’un visionnaire. Voyez fdans le fond de fa cellule , ce religieuxau teint livide plombé, qui a détesté lesplaisirs dès qu’il a pu les connoître , & quine vit que pour prolonger la lente agonie dela mort ; s'il peut espérer de faire passer dansl’ame de quelque novice tout ledélire de fa brû-lante imagination , ses regards mourans vontfe ranimer ; il lui peindra la religion chan*celante qui implore son appui , l’honneur decombattre l’hydre de l’hérésie, & la gloire plusgrande encore de périr en luttant contr’elle;ensuite il lui présentera le poignard d’Aod &l’épée de Judith, & lui commandera , au nomde Dieu , d’aller assassiner son roi.
Je ne puis parler d’un directeur fanatique denovices qui tient dans fa main la destinée desrois , fans parler en même tems de ce vieil dela Montagne que les croisades ont rendu cé-lèbre (a). Ce despote devoitêtre plus redouté
(a) Vie de St. Louis par te Sire de Joinville. Voye ^ïufli le même fait dans Patil Venet. Ap. Purchafis Pil-grimage , B. 4 , ch. 6 , p. 317. — Ce vieil de la Montagnedteit le sultan des Ismaéliens de l’Irak persienne i 11 fe
L’HommX
avscDjeu.