Partie IÍI.
188 De la Philosophie
en Orient que ne l’ont jamais été les Gengis-Kan & les Timur ; car il ordonnoit a ses sujetsd’aller assassiner les souverains dont il avoit àse plaindre ; & aussitôt il étoit obéi. Voici la j
méthode qu’il employoit pour créer ses fana- |
tiques : il choiíìssoitdes jeunes gens d’uneima-gination vive, & d’une complexion ardente j ilassoupissoit leurs sens par le moyen d’un breu. i
vage, & les faisoit transporter dans son palais :h leur réveil, ces esclaves se trouvoient dansun séjour enchanté , où triomphoient égale-ment sart & la nature; de jeunes beautés s’of-froient a leurs regards, &leur timide résistancenetémoignoit que le désir quelles avoient d’ê-tre vaincues; quand ces jeunes athlètes avoientachevé leur carrière voluptueuse , on leur pré-sentoit de nouveau le breuvage qui les avoitassoupis, & on les tranlportoit dans leur pre-mière demeure ; ils ne manquoient pas , en se
mfoit descendant de cet Arface qui fonda l’empire desParthes ; on croit que le vulgaire des historiens n’a ap-pelle ces princes assassins qu’en altérant leur nom d’Ar-sacídes. — Voilà comme l'histoire des siècles barbaresvi.eiu á nous*