aoo De la Philosophie
i » _ 11 1 de Rome reposent dans l’obscurité duvatican;
Partie III. A fi àes décrets des successeurs de Pierre con-tre les souverains, ne signifient plus que fadémence , il faut en remercier les philosophes.
Ce font eux qui ont ouvert les yeux fur cettebulle unigenitus qui a déchiré l’Europe pen-dant 8 o ans , qui a plié l’efprit humain à descontroverses qui le dégradent, & qui n’a serviqu’à tirer de l’obfcurité des dévots persécutés& des dévots persécuteurs.
Que cette voix sublime des sages ne s’est-ellefait entendre ànos ancêtres? Croit-on que si unBayle , un Montesquieu , un Beccaria, avoientécrit il y a quelques siècles, les annales ponti-ficales eussent été souillées par tant de bullesatroces , fulminées pour proscrire les Turcs ,pour exterminer les Albigeois, & pour justifierlepidémic sacrée des croisades ?
O Rome! n’étoit-ce pas assez d’avoir oppri-mé une fois la terre par ton despotisme politi-que? failoit-il encore l’écraser par ton despo-tisme religieux ? Et tu gémis d’avoir été brûléepar Néron , saccagée par Brennus, par Totila& par le rebelle Bourbon ? Que font ces fléaux